Profession : Mécanicien Officiel du Team YAMAHA ENDURO 2

Nicolas DUMENY, du team Yamaha en enduro 2 est le mécanicien attitré de Loïc LARRIEU détenteur en 2016 d’un titre de champion de France et d’une 3e place au championnat de monde.

Comment devient-on mécanicien d’un pilote de haut niveau ?
Jeune, j’étais passionné de moto cross, mais je n’avais pas les moyens de pratiquer. A 15 ans, j’ai suivi une formation de mécano sur 4 ans à l’INCM, l’Institut national du cycle et motocycle, en vue de pratiquer la mécanique dans des concessions, tout en étant apprenti dans un petit magasin de motos, à Magny-en-Vexin. C’est avec mes premières économies que j’ai pu me payer ma première moto. J’ai roulé en Ligue, mais j’étais bien conscient que je n’avais pas les capacités, ni financières ni physiques, pour devenir professionnel. Parallèlement, j’assistais à de nombreuses courses de cross et notamment des courses de sable où courrait un ami. Il n’avait pas d’aide, donc j’ai pris l’habitude d’y aller tous les week-ends et de l’assister. Petit à petit, je me suis fait connaître comme mécano, notamment auprès de teams importants. Avant de rejoindre Yamaha Racing, j’ai travaillé 7 ans dans différents teams.

Le team Yamaha est venu vous chercher ?
Oui, c’est un petit monde, on se connaît tous. Mais j’avoue que c’est sympa de se faire débaucher ! Yamaha a décidé d’investir dans l’enduro et avait besoin de mécanos pour monter une plus grosse structure. J’ai rejoint le team en janvier 2016.

Vous êtes donc le mécano attitré de Loïc LARRIEU. Quelle relation avez-vous ?
Bonne, très bonne. Loïc était pilote dans le team Pulsion, où j’ai travaillé. Mais même avant ça, on se fréquentait sur les courses. Je vous l’ai dit, c’est un petit monde, tout le monde se connaît. La confiance entre un mécano et son pilote doit être totale, car il prend des risques, il doit donc être certain que sa moto a été bien préparée.

Comment cela se passe-t-il d’ailleurs ? Il vous donne des consignes ?
La première année a peut-être été la plus importante, car il a fallu lui faire une moto sur-mesure. Cette année, on améliore des détails qu’on a relevés tout au long de l’année et qui lui sont propres pour améliorer son confort et ses performances. Sa moto doit lui aller comme un gant. Chaque détail est important. On profite de l’hiver pour faire des tests et apporter toutes les améliorations possibles, réglage du guidon, position des leviers, pédale de frein, etc.

La 450 Yamaha de Loïc est une moto de série ?
On reçoit une moto qui sort d’usine, on met le cadre à nu, on nettoie et on la remonte vis par vis pour éviter le moindre problème. On vérifie tout. Et on recommence après chaque course. Le but est d’alléger la moto, d’améliorer ses performances ; une moto sur-mesure.

Vous le suivez aux quatre coins de monde…
Loïc participe au championnat de France, 5 courses, et au championnat du monde, neuf courses. Donc, oui, on voyage beaucoup, en France et à l’étranger. J’ai pu me rendre dans des pays dans lesquels je n’aurais jamais mis les pieds, c’est certain. Mais attention, je ne voyage pas dans les mêmes conditions que le pilote ! Le mécano fait la route en camion, avec la moto et tout le matériel. En enduro, le pilote a le droit de faire des repérages à pied. Loïc arrive donc le mardi et moi, le mercredi avec le camion. Le jeudi, les autres mécanos du team et moi, on monte la structure et on s’installe pour commencer à travailler. Le vendredi, on fignole les motos, Loïc fait des trainings pour qu’on puisse réaliser les derniers réglages, car sa moto est refaite entièrement après chaque course. Et pendant la course, on ne peut intervenir qu’au moment des contrôles horaires.

Il y a beaucoup de casse pendant une course ?
En championnat du monde, oui, pas mal, car il y a ce qu’on appelle des extrêmes : des rochers à grimper, des troncs à sauter… ce qui peut abîmer la moto.

Lire la suite sur le magazine à feuilleter en ligne ici

shoei
bering
furygan
helmets
rev-it
scorpion-exo
shark-helmets
sidi
alpinestars
Top